Considérons un contrefactuel. À l’automne 2016, alors que le libéralisme américain est ébranlé par l’élection de Donald Trump, Hillary Clinton, brisée, s’efforce de rejeter toute la faute sur Vladimir Poutine.
Elle déchaîne le pays en arguant que les élections étaient fondamentalement illégitimes en raison deingérence étrangère. Elle soutient toutes les tentatives visant à prouver que la désinformation russe a faussé le résultat. Elle vante les théories du complot censées prouver que les machines à voter du Wisconsin ont été piratées avec succès. Elle affirme que son adversaire ne devrait pas être autorisé à prendre ses fonctions, qu’il est un possible candidat mandchou, une patte de chat russe. Et elle exhorte les démocrates du Congrès et le vice-président Joe Biden à refuser de certifier l’élection – suggérant qu’elle pourrait d’une manière ou d’une autre être relancée ou même que les législateurs patriotes pourraient utiliser leur autorité constitutionnelle pour faire d’elle, la gagnante du vote populaire, présidente à la place.
Sa croisade suscite un mouvement de masse – jeune, multiracial et de gauche. Le 6 janvier 2017, une foule descend au National Mall pour exiger que « Trump le traître » se voit refuser l’accès à la Maison Blanche. Clinton les excite avec un discours de colère, et les manifestants attaquent et submergent la police du Capitole...
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